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PRÉSENTATION
L’analyse d’un document
archéologique s’avère un exercice efficace et indispensable pour compléter
l’étude d’une civilisation comme celle de l’Égypte pharaonique. Dans les nombreux
cas où les documents écrits sont rares, absents ou parcellaires, comme au
prédynastique, l’observation attentive d’un artefact permet de faire la lumière
sur une période de l’histoire pouvant autrement être plongée dans la noirceur.
La palette de Narmer représente certainement l’archétype du document
archéologique salvateur pour les égyptologues qui étudient la période de
développement de l’État pharaonique, entre autres marquée par l’unification du
Nord et du Sud de la vallée et par l’apparition d’une monarchie unifiée, vers
3100 a.n.è.
IDENTIFICATION DE L'OBJET
Découverte en 1898 par l’équipe
allemande supervisée par J. E. Quibell, la palette de Narmer provient du temple
de Hiérakonpolis[1], une
ancienne cité de Haute-Égypte qui fut la capitale des premiers pharaons. Les
égyptologues s’entendent pour la dater des environs de 3150 a.n.è. et elle est
attribuée au roi prédynastique Narmer, considéré par certains égyptologues
comme le plus grand et le dernier roi de la dynastie 0[2].
Le règne de Narmer, associé parfois au Ménès de l’historien Manéthon, serait
immédiatement antérieur à celui d’Hor Aha, premier pharaon de la première
dynastie. Ce véritable joyau est actuellement conservé au Musée Égyptien du
Caire.
DESCRIPTION DE L'OBJET
La palette de Narmer est fait de
schiste vert et mesure 63 cm de haut. Elle s’inscrit dans une gamme d’objets
votifs[3]
utilisés pour le culte de certaines divinités, en l’occurrence, dans ce cas-ci,
le faucon Horus, dieu tutélaire de Hiérakonpolis.
Nous remarquons d’ailleurs
sur le recto de la palette (ou le verso, un des multiples débats qui opposent
certains chercheurs!!!), qui comporte par conséquent deux faces finement
sculptées, le cercle caractéristique de l’endroit où, sur une palette à fard,
était broyée la malachite, cette dernière donnant une poudre verte utilisée
comme fard rituel pour les yeux.
Outre cette utilité religieuse, la palette de
Narmer, par ses décorations faites de scènes gravées en relief sur ses deux
faces, a aussi la fonction symbolique de témoigner de la conquête du royaume du
Nord par un roi du Sud désigné par le nom d’Horus de Narmer[4].
En effet, Narmer est identifié par deux hiéroglyphes, le poisson
« nar » et le ciseau « mer ».
Ce nom, inscrit sur les deux
faces dans un sérech, c’est-à-dire la représentation du palais royal, atteste
déjà de la présence, au prédynastique, de la titulature pour désigner le
personnage qui incarne le pouvoir d’Horus et gouverne le pays. Cette pratique
sera d’ailleurs perpétuée à l’époque historique et ce n’est qu’au cours de
l’Ancien Empire, avec le pharaon Snéfrou de la IVe dynastie, que le cartouche
s’impose et remplace graduellement le sérech.
Une analyse anthropo-historique
permet de faire le point sur cette palette comportant des détails qui donnent
un éclairage important sur le développement de l’Égypte. Mais avant de passer à
cette étape, il faut mentionner que la palette de Narmer n’est pas le seul
vestige de l’époque prédynastique. Plusieurs autres objets dont quelques
palettes, et particulièrement celles dites « au Taureau »[5]
et « aux Vautours »[6],
montrent d’importantes similarités, notamment par des scènes de guerres où se
dégage aussi la représentation du triomphe du royaume du Sud sur celui du Nord.
ANALYSE ANTHROPO-HISTORIQUE
Les éléments qui composent la
palette de Narmer sont nombreux et variés et ils donnent un reflet intéressant
de ce que sera la civilisation égyptienne tout au long de son histoire trois
fois millénaire. Plusieurs de ces éléments sont en fait appelés à devenir des
symboles récurrents de l’idéologie et du pouvoir pharaoniques, ce qu’atteste la
perpétuation de leur emploi dans les différents documents iconographiques
égyptiens de l’époque dynastique. Le sérech vu plus haut est par exemple l’un
de ceux-ci.
La palette de Narmer montre l’une
des premières représentations d’un pharaon avec les insignes du pouvoir royal.
Outre le pagne finement décoré auquel est accroché par la ceinture une queue de
taureau, symbole du chasseur triomphant[7],
comme chez les dieux, Narmer brandit une massue piriforme, véritable arme de
combat qui est l’ancêtre des sceptres royaux. Sur le recto, en plus de tenir la
massue, il tient contre lui le fouet (ou flagellum). S’ils sont de véritables
emblèmes participant à affirmer la puissance du roi, Guy Rachet précise qu’ils
rapprochent aussi ce dernier de l’image du dieu « pasteur » primitif
Busiris Andjty, le pharaon récupérant à son compte la fonction de conducteur et
de protecteur de son peuple. Dès l’époque prédynastique, le culte de Busiris
Andjty est d’ailleurs remplacé par celui d’Osiris, que l’iconographie montre
paré de la crosse et du flagellum[8].
Narmer est représenté sur la palette avec la barbe postiche que porteront les
pharaons, la femme-pharaon Hatschepsout ne faisant pas exception. Cette barbe
tressée, à l’image de celle en lapis-lazuli que portent les dieux, deviendra
une importante parure lors de fêtes ou d’événements importants. Tous ces
éléments montrent évidemment que le religieux est indissociable du système
pharaonique, véritable théocratie où le pharaon est considéré comme un dieu
vivant sur terre. Son règne entre même en continuité avec celui de ses divins
ancêtres Osiris et Horus, d’où l’importance pour la monarchie pharaonique
d’associer à son image des éléments de l’univers divin.
Deux autres parures arborées par
Narmer sur la palette sont aussi récurrentes dans l’histoire égyptienne. Il
s’agit évidemment des couronnes caractéristiques des deux royaumes qui forment
l’Égypte et dont Narmer aurait réalisé l’union[9].
Les couronnes font explicitement référence à la perception dualiste que se font
les Égyptiens de leur pays. Sur le recto, Narmer, en roi triomphateur, défile
vraisemblablement dans la cité sainte de Bouto, capitale du Delta, lors d’une
cérémonie rituelle ou d’une fête. Des ennemis décapités gisent devant lui,
exemple certain du sort qui attend d’éventuels rebelles. Narmer porte la
couronne rouge de Basse-Égypte qui
était conservée dans cette ville, signe de son triomphe et de son
appropriation du pouvoir souverain et du territoire conquis[10].
Sur le verso de la palette, Narmer, dans sa fonction de roi-guerrier du Sud,
porte la couronne blanche de Haute-Égypte. En grand triomphateur de ses
ennemis, il s’apprête à frapper de sa massue (voir celle conservée à l’Asmolean
Museum d’Oxford) un ennemi dont les traits sont incontestablement ceux d’un
homme du Nord et identifié comme tel par deux hiéroglyphes. Si les deux
couronnes sont représentées séparément, pour renforcer, par l’image, le
triomphe du roi du Sud et sa prise du pouvoir au Nord, les deux couronnes
seront réunies à l’époque dynastique et elles formeront le pschent ou double
couronne.
D’autres détails de ces deux scènes
où est représenté Narmer méritent notre attention. Le roi est accompagné de ses
serviteurs, un porteur de sandales, sur le verso de la palette, un porteur de
sandales, un homme qui préfigurerait un vizir[11]
et quatre porteurs d’insignes divines sur le recto. Des signes hiéroglyphiques
donnent le titre de chacun des personnages, exception faite des porteurs
d’insignes[12], faisant de
la palette de Narmer, il faut le mentionner, l’un des premiers documents sur
lequel apparaît ce type d’écriture bien caractéristique de la civilisation
égyptienne. Si ces hiéroglyphes ont permis d’identifier Narmer, ils permettent
aussi de se faire une idée des localités du Delta auxquelles le roi se serait
attaqué, soit « le nome du Harpon » dont le chef est sur le point
d’être abattu et « la porte d’Horus »[13].
D’autres symboles marquent aussi le triomphe de Narmer. Sur le verso de la
palette, nous voyons le dieu Horus sous sa forme animale, le faucon, tenir au
bout d’une corde, attaché par le nez, un prisonnier dont la tête émerge des
papyrus, représentation imagée du Delta et des prisonniers faits par Narmer.
Cette scène insiste une fois de plus sur la victoire des forces du Sud sur le
Nord, et montre l’importance du dieu faucon dont l’aide et le soutien sont
essentiels aux succès du roi. La scène du recto mettant en action un taureau
sauvage déchaîné est encore plus symbolique. C’est le pharaon lui-même qui
prend la forme et qui profite de la toute puissance de cet animal qui, avec le
lion, est l’un des plus craints par les anciens Égyptiens[14].
Tel un taureau aux cornes destructrices, pharaon démoli les murs d’enceintes
d’une cité dont les briques jonchent le sol, et il piétine un ennemi vaincu.
Tout au long de l’histoire égyptienne, l’image et le nom du taureau sauvage
seront récupérés et associés aux actions des pharaons[15].
Si la palette de Narmer est avant
tout un ex-voto, force est de constater son caractère propagandiste : un
roi du Sud a triomphé de ses ennemis du Nord, et ceux qui ne se plieront pas à
son autorité connaîtront la mort comme en attestent diverses scènes de la
palette. La représentation des morts nous permet de constater des détails
importants des canons de l’art égyptien, d’ores et déjà fixés. Les personnages
vivants sont toujours représentés sur un sol, un rectangle allongé, pour les
différencier des morts gisant à même le sol. La stature des personnages montre
que c’est la grandeur qui marque leur rang et leur importance. Ainsi Narmer est
représenté comme le plus grand d’entre eux ; ses ennemis et ses serviteurs
sont minuscules à côté de lui. Sur le verso de la palette, Narmer semble
représenté en train d’abattre un ennemi d’importance, ce que révélerait la
taille de ce dernier, comparable à celle du pharaon. Toutefois, s’il s’agit bel
et bien d’un roi ennemi ou d’un chef fédérateur des forces du Nord, il est
représenté dépouillé de ses attributs et agenouillé aux pieds de Narmer, signe
certain de sa soumission forcée et du grand exploit accompli par le souverain
qui s’apprête à l’exécuter. La palette de Narmer permet de constater que les
Égyptiens optent dès le prédynastique pour la représentation de l’image
optimale, une constante de l’iconographie pour trois millénaires. Les
personnage sont présentés de la même manière : la tête, les jambes et les pieds
sont de profil tandis que le corps est vu de face. Il en est de même du sérech
qui permet de voir dans la même image la devanture et le mur d’enceinte du
palais. Un détail particulier, qui fait appel à l’observation de l’ensemble de
la palette, permet de constater que tout l’espace disponible pour exposer le
message est utilisé. Il faut voir ici non pas une volonté d’utiliser au maximum
des matériaux difficiles à trouver, le schiste et les différentes pierres
propres à la sculpture étant abondants en Égypte, mais plutôt un trait des
Égyptiens qui sera observable pendant les trois mille ans que durera leur
histoire. Ceux-ci ont peur du vide, et cette peur se manifeste jusque dans leur
art.
Enfin, deux symboles font sans aucun
doute allusion à la protection et à la stabilité dont bénéficie Narmer pour que
son règne et son entreprise de conquête soient des succès. Ainsi, les deux
têtes humaines coiffées de cornes et d’oreilles de vaches, personnifiant la
déesse Hathor et qui se retrouvent sur chaque côté de la palette, bordent le
nom d’Horus du pharaon enfermé dans le sérech[16].
Narmer bénéficie donc de la protection de la déesse nourricière, Hathor étant
entre autres dans la mythologie responsable de l’allaitement des pharaons. La
scène qui peut faire référence à la stabilité et à l’harmonie est celle du
recto où l’on voit deux animaux fantastiques qui forment un cercle avec leur
cou (un animal pour chaque royaume). Ce sont des humains qui maîtrisent ces
forces surnaturelles dangereuses, par des cordes passées autour du cou des
bêtes. Cette représentation montre que Narmer doit maintenir l’unité politique
nouvellement créée et ce, malgré sa fragilité. Il y a certainement un lien
entre cette scène et l’une des principales fonctions du pharaon à l’époque
dynastique, celle de maintenir Maât en son royaume, soit l’ordre, la vérité et
la justice afin de s’assurer un contrôle sur Isfet, les forces du mal, et une victoire sur le chaos.
Lorsque Claire Lalouette qualifie la
palette de Narmer de « remarquable », elle partage l’avis de
plusieurs égyptologues ou passionnés de l’Égypte ancienne. En effet, en plus de
fournir des informations plus qu’essentielles sur l’histoire politique des
premiers temps de l’Égypte, alors même que l’unification des deux terres n’est
encore peut-être qu’à ses balbutiements, « elle prouve que, dès cette
haute époque, la symbolique royale, les principes de l’expression graphique,
l’écriture sont déjà constitués, fruit d’une longue gestation dont nous pouvons
seulement imaginer le développement.[17] »
Les éléments étaient déjà existants et allaient tout simplement perdurer tout
au long de l’histoire de l’une des plus étonnantes civilisations qu’ait connue
à ce jour l’humanité.
Bibliographie
AUFRÈRE,
Sydney,
« Le monde égyptien », Préhistoire
et Antiquité, Paris, Flammarion, 1997, pp. 108-203.
DONADONI, Sergio, L’Art égyptien, Paris, La Pochothèque, 670 p.
GRIMAL, Nicolas, Histoire de l’Égypte ancienne, Paris, Fayard, 1988, p. 53 et
Guy Rachet, s.v. « Bouto », op.
cit., 668 p.
LALOUETTE, Claire, Au royaume d’Égypte, le temps des rois dieux, Paris,
Flammarion, 1991, 384 p.
MENU, Bernadette, Ramsès II , Souverain des souverains, Paris, Gallimard,
1998, 160 p.
RACHET, Guy, s.v. « Bouto »,
« Busiris » et « sceptre », Dictionnaire de la
civilisation égyptienne, Paris, Larousse, 1992, pp. 56 ; 57 et
223-224.
ZIEGLER, Christiane, Le Louvre : Les
antiquités égyptiennes, Paris, Scala, 1990, 96 p.
[1] Hiérakonpolis est située à
une vingtaine de km au nord d’Edfou.
[2] La tradition donne notamment
à ces rois méconnus de la dynastie 0 le nom de Suivants d’Horus, car ils incarnent et succèdent au dieu-roi Horus qui
a régné sur la terre avant de céder sa place aux hommes.
[3] Le caractère d’ex-voto de la
palette de Narmer est notamment attesté, comme le remarque Sergio Donadoni,
L’Art égyptien, Paris, La Pochothèque, p. 15, par les dimensions beaucoup plus
grandes que les palettes à usage quotidien (servant toujours à broyer la
malachite utilisée comme fard).
[4] Sydney Aufrère, « Le
monde égyptien », Préhistoire et Antiquité, Paris, Flammarion, 1997, p.
123, lève aussi l’idée que la palette de Narmer puisse être le témoignage de
guerres de répressions menées contre les Asiatiques installés dans le Delta.
Narmer, roi de Haute-Égypte, aurait ainsi coalisé les forces de l’Égypte afin
de défendre les marches du Delta contre les envahisseurs. L'auteur voit
d’ailleurs ici une scène qui deviendra presque rituelle dans l’histoire
égyptienne.
[5] Cette palette est conservée
au musée du Louvre, à Paris.
[6] La palette « aux
Vautours » est en deux morceaux, l’un conservé au British Museum de
Londres, l’autre à l’Ashmolean Museum d’Oxford.
[7] Claire Lalouette, Au royaume d’Égypte, le temps des rois dieux,
Paris, Flammarion, 1991, p. 110.
[8] Guy Rachet, s.v.
« Busiris » et « sceptre », dictionnaire de la civilisation égyptienne, Paris, Larousse, 1992,
pp. 57 et 223-224.
[9] Impossible ici de dire s’il s’agit d’une première tentative d’unification ou encore d’une réunification des deux pays. Il est encore plus hasardeux de dire si Narmer a réussi à maintenir l’unité du pays jusqu’à ce que les pharaons des premières dynasties imposent leur suprématie. Malgré son caractère d’ex-voto, on ne peut nier le caractère propagandiste de cette palette, comme c’est le cas pour de nombreux autres témoignages des temps pharaoniques.
[10] Nicolas Grimal, Histoire de l’Égypte ancienne, Paris,
Fayard, 1988, p. 53 et Guy Rachet, s.v. « Bouto », op. cit., p. 56.
[11] C’est l’avis de Nicolas
Grimal, op. cit., p. 53, même si le
poste n’apparaît officiellement qu’à la quatrième dynastie, sous le règne de
Snéfrou.
[12] Bernadette Menu, Ramsès II , Souverain des souverains,
Paris, Gallimard, 1998, pp. 30-31, explique la symbolique de cette
représentation évidemment associée au pharaon et à son pouvoir. De gauche à
droite, nous retrouvons le placenta royal, le roi avant sa naissance, donc à
l’est ; le chien-dieu Khentamientou, gardien des nécropoles de l’ouest, où
le roi termine sa vie ; enfin les deux faucons qui incarnent l’autorité
sur la Haute et Basse-Égypte. Ces quatre points cardinaux imagés montrent
l’étendu des pouvoirs du pharaon, lesquels sont intégrés aux forces de la
nature, c’est à dire d’est en ouest,
comme le parcours du soleil, et du nord au sud, comme le cours du Nil.
Bernadette Menu montre que les porte-étendards sont marqueurs de territoire et
porteurs de symboles qui traduisent la permanence du concept pharaonique.
[13] Nous voyons clairement les
signes respectifs de ces deux régions sur le verso (à droite de la tête de
l’homme agenouillé) et le recto de la palette (au-dessus des ennemis
décapités).
[14] La palette dite « au
Taureau » reprend aussi cette métaphore du roi qui terrasse ses ennemis
ayant pris la forme et la puissance du taureau sauvage. Voir à cet effet le
livre de Christiane Ziegler, Le
Louvre : Les antiquités égyptiennes, Paris, Scala, 1990, p. 17, pour
une image de cette palette. Voir Nicolas Grimal, op. cit., p. 50, pour une représentation d’un pharaon sous forme de
lion sur la palette dite « aux Vautours ».
[15] Le taureau sauvage est même
une divinité, Apis, qui a son culte, notamment à Memphis où a été mis au jour le
Serapeum et ses taureaux momifiés.
[16] Comme l’indique Sergio
Donadoni, op. cit., p. 16., Hathor
est organiquement liée à Horus dans plusieurs cycles mythiques.
[17] Claire Lalouette, op. cit., p. 110.